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title: "Le MIT élimine les déchets liés à l’impression 3D"
url: https://www.voxelmatters.com/fr/mit-elimine-les-dechets-de-limpression-3d/
date: 2025-06-03
modified: 2025-06-03
lang: fr
author: "Edward Wakefield"
description: "Selon le MIT, des ingénieurs ont mis au point une nouvelle technique d’impression 3D qui pourrait transformer la fabrication de structures complexes, en les rendant plus efficaces et moins génératrices..."
categories:
  - "Durabilité"
  - "Recherche sur la FA"
  - "Stéréolithographie"
tags:
  - "future"
image: https://www.voxelmatters.com/wp-content/uploads/2025/06/MIT-Dissolvable-Supports-01-press_0-640x427.jpeg
word_count: 549
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# Le MIT élimine les déchets liés à l’impression 3D

[Selon le MIT](https://news.mit.edu/2025/new-3d-printing-method-enables-complex-designs-creates-less-waste-0603), des ingénieurs ont mis au point une nouvelle technique d’impression 3D qui pourrait transformer la fabrication de structures complexes, en les rendant plus efficaces et moins génératrices de déchets. Habituellement, la [photopolymérisation en cuve](https://www.voxelmatters.com/all-you-need-to-know-about-the-past-present-and-future-of-stereolithography/) est utilisée pour imprimer en 3D des objets détaillés comme des prothèses auditives ou des implants dentaires. Pour assurer la stabilité pendant l’impression, des structures de soutien sont également créées avec la même résine. Ces supports sont ensuite retirés manuellement et jetés, ce qui entraîne une production importante de déchets.

L’équipe du MIT a mis au point une résine capable de se solidifier en deux types de matériaux différents selon la lumière reçue. La lumière ultraviolette (UV) la transforme en un matériau robuste et durable, tandis que la lumière visible produit un matériau de soutien [facilement soluble dans des solvants courants](https://www.voxelmatters.com/rousselot-and-iamfluidics-launch-dissolvable-microcarrier-for-cell-culturing/) - comme de l’huile pour bébé ou même la base liquide de la résine elle-même. Ainsi, une fois la structure imprimée, les supports peuvent simplement être « lavés » et la matière dissoute peut être recyclée pour de futures impressions.

« *On peut désormais imprimer, en une seule fois, [des assemblages fonctionnels multiparties ](https://www.voxelmatters.com/hii-installs-first-3d-printed-valve-manifold-assembly/)avec des éléments mobiles ou imbriqués, puis simplement laver les supports* », explique Nicholas Diaco, étudiant diplômé au MIT. « *Plutôt que de jeter cette matière, on peut la recycler sur place et produire beaucoup moins de déchets. C’est le but ultime.* »

Dans leurs expériences, l’équipe a utilisé simultanément des motifs de lumière UV et de lumière visible pour fabriquer en une seule étape les pièces rigides et leurs supports temporaires. Après l’impression, une immersion rapide dans une solution suffisait à éliminer les supports sans aucune intervention manuelle.

![MIT researchers eliminate 3D printing waste. New resin technology enables dissolvable, recyclable supports.](https://www.voxelmatters.com/wp-content/uploads/2025/06/MIT-Dissolvable-Supports-02-press-e1748924100382.jpeg)Source: MIT.
Au départ, ils ont rencontré un obstacle : lors de tests avec des imprimantes de plus grande taille, la lumière UV n’était pas assez puissante pour solidifier complètement les parties robustes. La solution a été d’ajouter un monomère de liaison dans le mélange de résine, ce qui a permis de renforcer la structure en formant un réseau solide et durable.

Avec cette résine améliorée, les chercheurs ont imprimé des conceptions complexes – notamment des trains d’engrenages, des structures en treillis, et même un dinosaure emprisonné dans une coquille de support en forme d’œuf qui s’est dissoute dans la solution. « *Cela montre qu’on peut imprimer des assemblages multiparties comportant de nombreux éléments mobiles et des produits personnalisés détaillés… de manière rapide et durable* », ajoute Diaco.

« *Nous allons continuer à étudier les limites de ce procédé, et nous souhaitons développer d’autres résines présentant ce comportement sélectif à la longueur d’onde et les propriétés mécaniques nécessaires à la fabrication de produits durables* », explique John Hart, professeur de génie mécanique au MIT. « *Combiné à la gestion automatisée des pièces et à la réutilisation en boucle fermée de la résine dissoute, cela ouvre la voie à une [impression 3D polymère économe en ressources et rentable à grande échelle. ](https://www.voxelmatters.com/stanford-researchers-3d-print-a-million-microscopic-parts-a-day/)*»

L’étude, publiée dans *Advanced Materials Technologies*, a été menée par Diaco avec Carl Thrasher, Max Hughes, Kevin Zhou, Michael Durso, Saechow Yap, le professeur Robert Macfarlane et le professeur John Hart. Elle a été financée par InnoHK, la National Science Foundation (NSF), et les bureaux de recherche de l’Armée et de la Marine américaines.