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title: "Des chercheurs développent une bioimprimante 3D révolutionnaire à haute vitesse"
url: https://www.voxelmatters.com/fr/des-chercheurs-developpent-une-bioimprimante-3d-revolutionnaire-a-haute-vitesse/
date: 2024-11-02
modified: 2024-11-02
lang: fr
author: "Edward Wakefield"
description: "Selon l’Université de Melbourne, des ingénieurs biomédicaux ont inventé une bioprinteuse capable de créer des structures qui reproduisent fidèlement les divers tissus du corps humain, allant des tissus mous du..."
categories:
  - "Bio-impression"
  - "FA en médecine"
  - "Recherche et formation"
  - "Recherche médicale"
tags:
  - "top news"
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# Des chercheurs développent une bioimprimante 3D révolutionnaire à haute vitesse

[Selon l’Université de Melbourne](https://www.unimelb.edu.au/newsroom/news/2024/november/revolutionary-high-speed-3d-bioprinter-hailed-a-gamechanger-for-drug-discovery), des ingénieurs biomédicaux ont inventé une bioprinteuse capable de créer des structures qui reproduisent fidèlement les divers tissus du corps humain, allant des tissus mous du cerveau à des matériaux plus durs [comme le cartilage et les os.](https://www.voxelmatters.com/university-of-waterloo-researchers-3d-print-bone-like-material/) Cette technologie offre aux chercheurs en oncologie un outil avancé pour reproduire des organes et tissus spécifiques, améliorant considérablement la capacité de prédire et de développer de [nouvelles thérapies pharmaceutiques.](https://www.voxelmatters.com/adare-and-laxxon-enter-pharmaceutical-3d-printing-collaboration/) Cette innovation ouvre la voie à une découverte de médicaments plus avancée et éthique, réduisant le recours aux tests sur les animaux.

« *En plus d’améliorer considérablement la vitesse d’impression, notre approche permet un positionnement précis des cellules au sein des tissus imprimés. Un mauvais positionnement cellulaire est l’une des principales raisons pour lesquelles la plupart des[ bioimprimantes 3D ](https://www.voxelmatters.com/fr/bli-obtient-18-million-de-dollars-pour-faire-progresser-limpression-3d-biologique/)actuelles dépendent d’un alignement naturel des cellules, sans guidage, ce qui présente des limitations majeures* », explique le professeur associé David Collins, chef du laboratoire Collins BioMicrosystems à l’Université de Melbourne. « *Notre système, en revanche, utilise des ondes acoustiques générées par une bulle vibrante pour positionner les cellules dans des structures imprimées en 3D. Cette méthode donne aux cellules une longueur d’avance pour se développer en tissus complexes, comme ceux que l’on trouve dans le corps humain.* »

[La plupart des bioimprimantes 3D disponibles ](https://www.voxelmatters.com/fr/frontier-bio-revolutionne-la-bio-impression-un-tissu-pulmonaire-complexe-cree-a-lechelle-microscopique/)sur le marché reposent sur une méthode de fabrication lente, couche par couche, qui présente plusieurs défis. Ce procédé peut prendre des heures, compromettant la viabilité des cellules vivantes pendant le processus d’impression. De plus, une fois imprimées, les structures cellulaires doivent être transférées avec précaution dans des plaques de laboratoire standard pour être analysées et imagées, une étape délicate qui risque de compromettre l’intégrité de ces structures fragiles.

L’équipe de recherche de l’Université de Melbourne a révolutionné ce processus en développant une bioimprimante sophistiquée basée sur un système optique. Cette technique novatrice utilise des bulles vibrantes pour imprimer des structures cellulaires en 3D en quelques secondes seulement, soit environ 350 fois plus rapide que les méthodes traditionnelles, permettant aux chercheurs de reproduire avec précision des tissus humains à l’échelle cellulaire.

En réduisant drastiquement le temps d’impression 3D et en imprimant directement dans des plaques de laboratoire standard, l’équipe a pu augmenter de manière significative le taux de survie des cellules, tout en éliminant la manipulation physique, garantissant ainsi que les structures imprimées restent intactes et stériles pendant tout le processus.

« *Les biologistes reconnaissent le potentiel immense de la bioimpression, mais jusqu’à présent, celle-ci était limitée à des applications à faible rendement. Notre technologie comble cette lacune, offrant des avancées significatives en matière de vitesse, de précision et de cohérence, créant un pont essentiel entre la recherche en laboratoire et les applications cliniques », a déclaré Callum Vidler, doctorant et auteur principal de cette étude. « Jusqu’à présent, nous avons collaboré avec une soixantaine de chercheurs d’institutions comme le Peter MacCallum Cancer Centre, la Harvard Medical School et le Sloan Kettering Cancer Centre, et les retours ont été extrêmement positifs.* »