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Colossal Biosciences fait éclore 26 poussins grâce à un système d’œufs artificiels imprimés en 3D

L’entreprise de désextinction basée à Dallas, Colossal Biosciences, utilise une coque en treillis imprimée en 3D et une membrane en silicone pour résoudre le problème des échanges gazeux qui limite depuis des décennies l’incubation sans coquille

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Colossal Biosciences, aentreprise de biosciences, de génie génétique et de « désextinction » basée à Dallas, a réussi à faire éclore 26 poussins en santé grâce à un système d’incubation synthétique reposant sur une coupe plastique imprimée en 3D

Le dispositif, décrit par l’entreprise comme un « œuf entièrement artificiel », se compose d’une structure ovale en treillis imprimée en 3D, recouverte à l’intérieur d’une membrane semi-perméable à base de silicone. Cette membrane reproduit la fonction d’échange gazeux d’une coquille naturelle en laissant passer passivement l’oxygène tout en retenant l’humidité et en bloquant les contaminants. Une fenêtre transparente située sur le dessus permet aux chercheurs d’observer le développement embryonnaire sans perturber l’environnement interne.

Pour produire les 26 poussins, l’équipe de Colossal a transféré le contenu d’œufs de poule fraîchement pondus dans les coquilles artificielles entre 24 et 48 heures après la ponte, permettant aux embryons de poursuivre leur développement. L’entreprise a également ajouté du calcium broyé afin de compenser l’apport minéral normalement fourni par une coquille naturelle.

Andrew Pask a déclaré : « Les voir tous bouger dans leurs œufs artificiels était absolument incroyable. On a vraiment l’impression qu’il est possible de faire se développer la vie en dehors du corps maternel. »

Vers des applications pour des espèces disparues

Colossal affirme que cette structure peut être produite dans des dimensions dépassant celles de n’importe quel oiseau vivant aujourd’hui — une condition nécessaire pour de futures applications liées au moa géant de l’île du Sud, un projet de désextinction actuellement mené par l’entreprise.

Colossal Biosciences a été fondée en 2021 par Ben Lamm et le généticien de Harvard University George Church. L’entreprise affirme avoir levé plus de 600 millions de dollars en financement.

Son portefeuille de projets de désextinction comprend notamment le loup sinistre — dont trois petits sont nés en 2024 — ainsi que le dodo, le moa géant de l’île du Sud, le mammouth laineux et le thylacine.

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