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title: "Des chercheurs de l’Université Rowan impriment en 3D des modèles tumoraux pour étudier le cancer des os"
url: https://www.voxelmatters.com/fr/chercheurs-universite-rowan-impriment-3d-modeles-tumoraux-etudier-cancer-os/
date: 2026-08-09
modified: 2026-08-08
lang: fr
author: "Joseph Caron-Dawe"
description: "Des chercheurs de l’Université Rowan utilisent la bio-impression 3D pour créer des modèles vivants de chondrosarcome, un cancer des os résistant à la chimiothérapie, à la radiothérapie et à la..."
categories:
  - "Bio-impression"
  - "Recherche et formation"
  - "Recherche médicale"
tags:
  - "future"
image: https://www.voxelmatters.com/wp-content/uploads/2026/08/Rowan-University-Andrea-Vernengo-640x335.jpg
word_count: 427
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# Des chercheurs de l’Université Rowan impriment en 3D des modèles tumoraux pour étudier le cancer des os

[Des chercheurs de l’Université Rowan](https://www.voxelmatters.com/fr/phase3d-et-universite-rowan-sassocient-pour-inspection-en-temps-reel-de-fa-metallique/) utilisent la bio-impression 3D pour créer des modèles vivants de chondrosarcome, un cancer des os résistant à la chimiothérapie, à la radiothérapie et à la plupart des traitements systémiques. Ce projet de deux ans est financé par le National Cancer Institute (NCI, Institut national du cancer) et dirigé par Andrea Vernengo, professeure agrégée de génie chimique et biomédical au Henry M. Rowan College of Engineering de l’Université Rowan, avec Tae Won B. Kim, professeur agrégé de chirurgie orthopédique à la Cooper Medical School de [l’Université Rowan, ](https://www.voxelmatters.com/rowan-universitys-dehub-connects-ai-supercomputing-and-am/)en tant que cochercheur principal[.](https://www.voxelmatters.com/rowan-universitys-dehub-connects-ai-supercomputing-and-am/)

![Rowan researchers 3D print tumor models to study bone cancer](https://www.voxelmatters.com/wp-content/uploads/2026/08/Rowan-University-tumor-research-340x221.jpg)

Les cellules du chondrosarcome libèrent des signaux qui attirent les cellules souches mésenchymateuses, lesquelles produisent normalement les tissus osseux et cartilagineux. Les chercheurs émettent l’hypothèse que ces interactions reprogramment les cellules souches et les transforment en « complices » qui libèrent des enzymes dégradant les tissus, aidant ainsi la tumeur à envahir les tissus environnants.

## Bio-impression d’un microenvironnement contrôlable

Les cultures cellulaires conventionnelles en deux dimensions ne permettent pas de reproduire les distances, la migration cellulaire et les gradients d’oxygène qui caractérisent la matrice dense et faiblement vascularisée du chondrosarcome. En effet, les cellules cultivées en monocouche sont directement adjacentes les unes aux autres, sans tissu à traverser.

Pour reproduire ces conditions, [l’équipe utilise une imprimante 3D afin de déposer des cellules tumorales et des cellules souches](https://www.voxelmatters.com/researchers-treat-cancer-using-3d-printed-tumors/) en amas distincts dans un empilement de canaux annulaires, au sein d’un échantillon d’hydrogel d’environ un centimètre carré.

En plaçant les deux types de cellules à des distances contrôlées et ajustables, les chercheurs peuvent modifier la température afin de rendre la structure du gel moins dense, puis observer si les cellules migrent les unes vers les autres sur une période de 30 jours. Ils suivent notamment leurs déplacements, leur activité métabolique et leur expression génique. Vernengo avait initialement développé cette technique à base d’hydrogel pour étudier la réparation du cartilage, avant que Kim ne propose de l’appliquer au chondrosarcome.

## Analyse moléculaire et prochaines étapes

Deux autres chercheurs se chargeront du volet moléculaire du projet. Sophia Orbach, professeure adjointe de génie biomédical, étudiera l’ARN de cellules individuelles afin de suivre l’évolution de l’identité des cellules souches au fil du temps, tandis que Susy Kohout, professeure agrégée de sciences biomédicales, dirigera l’analyse des événements moléculaires à l’origine de cette transformation.

« *Nous pensons que cette communication réciproque transforme essentiellement les cellules souches en complices qui viennent en aide aux cellules tumorales* », a déclaré Vernengo, ajoutant qu’une meilleure compréhension de ce processus pourrait permettre de trouver des moyens de l’interrompre et de ralentir la croissance tumorale.